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L​e Rucher des Natois

un rucher sur les Voirons • Haute-Savoie

Un lieu avant tout

Il y a des miels qui racontent une région. Celui-ci raconte une montagne.

Le massif des Voirons se dresse entre le lac Léman et la vallée de l'Arve, première barrière verte que l'on rencontre en quittant Genève vers le sud-est.

Un massif discret, boisé, souvent oublié au profit de ses grands voisins alpins — et c'est précisément ce qui en fait un territoire d'exception pour les abeilles.
Le rucher est installé à 800 mètres d'altitude, sur un versant exposé, à la lisière entre la forêt et les prairies de fauche. 
À cette hauteur, tout change. Les nuits restent plus fraîches même en été, les floraisons arrivent avec deux à trois semaines de retard sur la plaine, et la pression agricole s'efface presque totalement. 
Pas de grandes cultures, pas de monoculture intensive, pas de traitements systémiques : les butineuses travaillent une mosaïque de milieux naturels - hêtraie-sapinière, clairières, haies vives, vergers anciens, talus fleuris et pâtures extensives.

Cette diversité végétale est la matière première du miel. Elle ne s'achète pas, elle ne se reproduit pas ailleurs. Elle est simplement là, et le travail de l'apiculteur consiste d'abord à ne pas l'abîmer.

Sélection de photos

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Deux récoltes, deux miels, deux visages de la montagne
Le rythme du rucher tient en deux temps forts. Deux récoltes par an, pas davantage : c'est ce que permet - et ce que justifie - l'altitude.

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